En bref
- Aux Seychelles, le secteur est en 240 V et 50 Hz, avec des prises de type G à trois broches rectangulaires, les mêmes qu’au Royaume-Uni.
- L’adaptateur voyage dans le sac cabine, dans la pochette des chargeurs. La soute, c’est là qu’il disparaît au pire moment.
- Un adaptateur change la forme des broches, rien d’autre. Il ne touche pas à la tension et ne convertit aucun courant.
- Avant de brancher, on lit l’étiquette du bloc d’alimentation. Une plage d’entrée large, du genre 100-240 V, règle la question pour la plupart des appareils électroniques.
- Le premier essai se fait sur un appareil simple (téléphone, appareil photo), avec une prise type G enfoncée à fond et son interrupteur basculé sur marche.
- Une multiprise de voyage ne règle pas la tension, ne change pas la forme de la prise et ne rend pas compatible un appareil qui ne l’est pas.
Où ranger l’adaptateur : sac cabine d’abord
Un adaptateur de prise aux Seychelles est un petit bloc de plastique qui coûte moins qu’un sandwich à l’aéroport et qui peut gâcher la première soirée. Sa place est donc dans le sac cabine, avec les chargeurs et les câbles, dans une pochette qu’on identifie au toucher. Rangé là, il est là à l’ouverture de la chambre, quand on a envie de recharger le téléphone et de poser les affaires.
Quelques repères de terrain :
- Un adaptateur par adulte qui recharge le soir. Deux téléphones, une montre, un appareil photo : un seul adaptateur oblige à faire la queue devant la prise. Un adaptateur de secours dans un autre sac règle bien des soirées.
- Rien à déclarer au contrôle. Un adaptateur n’est ni une batterie, ni un objet tranchant, ni un liquide. Il passe sans discussion en cabine.
- Éviter la valise en soute pour l’adaptateur principal. Une valise en soute peut arriver avec douze heures de retard, ou ne pas arriver. Un chargeur sans adaptateur est un chargeur inutile pendant ce temps.
- La pochette unique. Adaptateur, câbles, chargeurs, écouteurs. Le soir du premier branchement, on ne fouille pas trois sacs.
La logique est simple : ce qui sert dans les dix minutes qui suivent l’arrivée ne va pas en soute. On garde en soute les vêtements, les chaussures, les affaires de plage. L’adaptateur reste avec le passeport et le portefeuille, dans la partie du bagage qu’on ne lâche pas.
L’adaptateur est resté en soute : les solutions sur place
Le scénario classique : arrivée à l’hôtel, la valise est encore dans le coffre du transfert, ou elle est partie sur un autre vol. Et l’adaptateur est dedans. Voici l’ordre des choses à tenter, du plus rapide au plus long.
1. Vider les poches de la valise cabine. L’adaptateur a souvent glissé dans la poche du ordinateur, dans une trousse de toilette, dans la housse d’appareil photo. Un tour complet du bagage cabine prend deux minutes et évite de chercher ailleurs.
2. Appeler la réception. Les hôtels des Seychelles, surtout ceux qui reçoivent beaucoup de visiteurs européens, ont souvent une boîte d’adaptateurs oubliés par les clients précédents. La réception prête volontiers, parfois contre une caution, parfois sans rien demander. Cela vaut aussi pour le service de maintenance, qui a en général de quoi dépanner.
3. Regarder les prises de la chambre avant de paniquer. Selon l’établissement, le bureau peut proposer une prise multiple qui accepte plusieurs formats, et beaucoup de téléviseurs récents ont des ports USB directement utilisables. Un câble USB et l’écran allumé suffisent pour une nuit de recharge lente.
4. Demander au voisin de chambre ou au bar. Un voyageur en a souvent deux. C’est la solution la moins élégante et la plus rapide.
5. Acheter sur place. On trouve des adaptateurs dans les commerces de Victoria, dans certaines boutiques des zones touristiques et dans les boutiques de l’aéroport. Prudence : vérifier sur le paquet que le bloc est bien prévu pour la tension locale, et éviter les modèles sans aucune inscription lisible.
6. Faire le deuil de l’appareil chauffant. Si le lisseur ou le rasoir a besoin d’un adaptateur introuvable, on utilise le sèche-cheveux de l’hôtel et on reporte le reste. Rien n’oblige à forcer.
Un point à retenir : la valise en soute finit presque toujours par arriver. L’adaptateur aussi. Le vrai problème, c’est la nuit sans téléphone chargé, pas l’objet lui-même.
Ce qu’il faut vérifier sur l’appareil avant de brancher
C’est l’étape que la plupart des voyageurs sautent. Elle prend trente secondes et elle évite de voir un appareil fumer sur la table de nuit.
Lire l’étiquette. Cherchez la mention INPUT ou ENTRÉE, suivie d’une tension. Elle est imprimée en petit sur le bloc secteur, sous l’ordinateur, sur la base de l’appareil, parfois dans le compartiment à piles. Trois cas se présentent :
- 100-240 V, 50/60 Hz. L’appareil accepte le secteur local. Un simple adaptateur de forme suffit. C’est le cas de la plupart des chargeurs de téléphone, des blocs d’ordinateur portable et des chargeurs d’appareil photo récents.
- 220-240 V uniquement. L’appareil fonctionne aux Seychelles, et souvent pas chez vous si vous venez d’un pays en 120 V. À vérifier avant le départ.
- 120 V uniquement. L’appareil n’est pas fait pour le réseau local. Un adaptateur ne changera rien, et le branchement peut l’endommager.
Repérer un sélecteur de tension. Certains blocs portent un petit curseur 115/230 V. Il faut le placer sur la bonne position avant de brancher, pas après. Un curseur resté sur 115 V est une cause classique de panne.
Se méfier des appareils chauffants. Lisseur, boucleur, fer à lisser, chauffe-biberon, bouilloire de voyage : ce sont les appareils qui posent le plus de problèmes. Beaucoup de modèles achetés en Amérique du Nord sont en 120 V seulement, et en général ils ne survivent pas à un branchement en 240 V. S’ils sont marqués 100-240 V, la question ne se pose plus.
Ne pas compter sur le chargeur pour deviner. L’étiquette du bloc secteur est plus fiable que la notice, souvent perdue, et que le souvenir du vendeur.
Noter le 50 Hz. La fréquence locale est de 50 Hz. Les chargeurs et les blocs d’alimentation modernes s’en accommodent sans problème. Un réveil mécanique ou un petit moteur peut en revanche tourner à la mauvaise allure.
Une habitude utile avant le départ : photographier les étiquettes des appareils qu’on emporte. Sur place, la photo se lit mieux que la petite ligne imprimée à la lampe du téléphone.
Le premier branchement à l’hôtel, sans forcer

Repérer la prise de type G. Trois broches rectangulaires, dont une plus longue et plus épaisse pour la terre. Le modèle est souvent équipé d’un interrupteur, intégré à la prise ou juste à côté. Une prise de salle de bain, parfois prévue pour le rasoir, peut aussi exister séparément.
Brancher droit, sans forcer. Si l’adaptateur résiste, c’est presque toujours un problème d’alignement ou un volet de sécurité qui bloque. On retire, on repositionne, on appuie à plat. Forcer sur une broche tordue abîme l’adaptateur et parfois la prise de l’hôtel.
Basculer l’interrupteur. Sur beaucoup de prises de type G, la prise ne délivre rien tant que l’interrupteur n’est pas sur marche. Si rien ne se passe, c’est la première chose à vérifier, avant de conclure à une panne.
Tester avec un appareil simple. Un chargeur de téléphone, un appareil photo, une brosse à dents : un appareil dont on connaît le fonctionnement et qui ne chauffe pas. On évite le lisseur pour le premier essai.
Observer dix minutes. On regarde si la diode du chargeur s’allume, si le téléphone affiche la charge, si le bloc reste froid, s’il n’y a ni sifflement ni odeur. Au moindre signe bizarre, on débranche et on change de prise.
Vérifier le courant de la chambre. Dans beaucoup d’hôtels, l’électricité de la chambre se coupe quand la carte-clé est retirée. Un appareil branché sur une prise coupée ne charge pas, et ce n’est pas une panne.
Prévoir la nuit. Recharger pendant la nuit sur la table de nuit, avec le câble visible, reste plus simple que de brancher un appareil chauffant et de quitter la chambre. Pour un appareil qui chauffe, la présence dans la pièce est un minimum.
Ce qu’une multiprise de voyage ne règle pas
La multiprise est utile, mais on lui prête souvent des pouvoirs qu’elle n’a pas.
- Elle ne convertit pas la tension. Une multiprise branchée sur du 240 V envoie du 240 V à tout ce qu’on y raccorde. Elle multiplie les prises, pas la compatibilité.
- Elle ne change pas la forme de la prise. Il faut quand même un adaptateur entre le mur et la multiprise, sauf modèle conçu pour le type G. Et une multiprise française avec fiche type E ne rentre pas dans une prise type G.
- Elle ne rend pas compatible un appareil qui ne l’est pas. Un lisseur 120 V reste un lisseur 120 V, même au bout d’une rallonge à trois prises.
- Elle n’améliore pas un contact douteux. Une fiche qui flotte dans une prise mal enfoncée reste un mauvais branchement, avec ou sans multiprise.
Ce qu’elle fait bien, en revanche : un seul adaptateur pour cinq appareils, des chargeurs regroupés au même endroit, moins de manipulations au quotidien. C’est déjà beaucoup.
Attention à ne pas confondre avec un transformateur, objet différent, lourd, qui abaisse la tension. Il existe, il rend parfois service, mais ce n’est pas ce qu’on glisse dans une poche de sac cabine.
Questions fréquentes
Faut-il un adaptateur ou un transformateur aux Seychelles ?
Un adaptateur suffit dans la grande majorité des cas, parce que les chargeurs de téléphone, d’ordinateur et d’appareil photo acceptent souvent une plage large. Un transformateur ne devient utile que pour un appareil strictement mono-tension en 120 V, et pour un appareil chauffant, il faut alors un modèle adapté à la consommation de l’appareil.
Mon chargeur de téléphone fonctionne-t-il directement sur une prise type G ?
Presque toujours, oui, à condition d’avoir un adaptateur de forme. Lisez l’étiquette : si elle indique 100-240 V et 50/60 Hz, le chargeur fait le travail. Le même chargeur sert à Paris, à Londres et à Mahé.
L’adaptateur est resté dans la valise en soute, que faire le premier soir ?
Vider le sac cabine, appeler la réception, regarder si la chambre propose des ports USB, demander un adaptateur à un autre voyageur, puis acheter sur place si besoin. La plupart des hôtels ont une boîte d’adaptateurs oubliés.
Peut-on brancher un lisseur acheté en 120 V sur une prise type G ?
Mieux vaut l’éviter. Sans transformateur, un appareil chauffant prévu pour du 120 V branché sur du 240 V peut tomber en panne immédiatement. Vérifiez l’étiquette : si elle ne mentionne que 120 V, l’appareil reste dans la valise.
Les hôtels prêtent-ils des adaptateurs aux Seychelles ?
Souvent, oui, surtout dans les établissements habitués aux visiteurs européens. Le prêt se fait à la réception, parfois contre une caution, parfois sans formalité. Cela dépend de l’hôtel et de la saison.
Pourquoi les prises de l’hôtel ont-elles un interrupteur ?
C’est une particularité du modèle type G. L’interrupteur coupe l’alimentation de la prise. Si un appareil ne charge pas alors que tout semble correct, c’est la première chose à basculer.
Combien d’adaptateurs emporter pour deux personnes ?
Un par personne, plus un de secours, reste une base raisonnable. Les blocs sont petits, et le soir, tout le monde veut charger en même temps.
Une multiprise française fonctionne-t-elle avec un adaptateur ?
Oui, à condition d’un adaptateur de forme entre la multiprise et la prise murale, et de vérifier ce qui est imprimé sur le bloc. Elle ne changera rien à la tension délivrée aux appareils.

